09/09/2004

L'auteur de la semaine

Robert Silverberg
 
Enfant solitaire mais curieux et précoce, Robert Silverberg passe son enfance New-yorkaise entouré de livres et de revues. Il découvre très vite la science-fiction et commence à soumettre des textes à des magazines professionnels dès l'age de 14 ans. Il n'est pas publié mais bénéficie des conseils des directeurs de certaines revues, qui lui permettent de s'améliorer et en 1954, il réussi à vendre sa première nouvelle ainsi que son premier roman ("Revolt on Alpha C").

A la fin des années 50, devant le manque de débouchés en SF, Silverberg se tourne vers des ouvrages de vulgarisation pour la jeunesse qui lui valent une plus grande reconnaissance que sa production romanesque. Il se consacre alors à ce genre, écrivant aussi des ouvrages documentaires pour adultes et abandonne presque entièrement la science-fiction.

Il y revient cependant en 1967 avec deux romans "Les déportés du Cambrien" et "Un jeu cruel" puis livre les années suivantes de nombreux romans. Mais loin de l'oeuvre alimentaire qu'il fournissait au début de sa carrière, Silverberg écrit maintenant une SF ambitieuse, surfant sur la nouvelle vague. C'est à cette période qu'il livre ses plus grands romans comme "Les monades urbaines", "L'oreille interne", "les ailes de la nuit", "L'homme dans le labyrinthe"...

L'oeuvre de Silverberg est donc immense mais aussi très inégale et s'il a écrit certains des meilleurs romans de la SF, il en a aussi sans doute écrit des plus mauvais et une bonne partie de sa production reste très moyenne. Il a touché à de nombreux thèmes de la SF et produit des chefs d'oeuvre dans des genres aussi diverses que le roman intimiste ("L'oreille interne", "Le livre des cranes",...) ou la fresque d'aventure ("Le chateau de Lord Valentin", "La trilogie du nouveau printemps").

http://www.majipoor.com/

 

07:58 Écrit par Fabrice Kauffmann | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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