17/01/2006

Heroic Fantasy

Prélude aux Neuf Princes d'Ambre

 

Les amateurs du cycle des princes d’Ambre, assurément l’un des plus réussis de l’heroic fantasy, savent bien que notre monde, la Terre, n’est que l’ombre d’une réalité unique, infiniment déclinée selon la volonté de quelques individus : Ambre.

 

L’histoire générale d’Ambre s’étend sur dix ouvrages : on y découvre, attaché aux pas de Corwin et de son fils Merlin, un monde médiéval-fantastique original, Ambre, où la dynastie régnante possède le pouvoir de se déplacer dans les ombres, ces réalités parallèles qui sont autant de déclinaisons à l’infini d’un seul monde, Ambre. Mais cette dynastie aux pouvoirs immenses n’a rien d’une famille paisible : les luttes entre Ambriens sont autant de guerres plus ou moins subtiles pour s’assurer le contrôle d’Ambre et en particulier d’un puissant artefact, la marelle, guerres arbitrées par quelques personnages puissants et cachés comme l’ancien roi Obéron ou le plus mystérieux Dworkin. Cette famille très spéciale dispose également de jeux de tarots magiques dont les atouts sont autant de moyens de se contacter (et de s’affronter) les uns les autres : diplomatie et batailles, vengeances et trahisons, rythment la vie de chaque personnage. Notons enfin que les Ambriens, issus du Chaos, luttent au final contre ce dernier et vous aurez compris que la cosmogonie et l’organisation de ce monde magique sont à la fois très cohérentes et suffisamment complexes pour captiver l’imagination et la curiosité.

 

Malheureusement, la mort de Roger Zélazny est venue mettre un terme à cette saga fabuleuse, laissant de nombreux fans inconsolables. John Gregory Betancourt n’a pas, à proprement parler, pris la suite de Zélazny et cet ouvrage n’entend pas poursuivre les aventures de Merlin, interrompues avec le dernier ouvrage de la série de princes d’Ambre (Prince du chaos). Il nous relate avec beaucoup de brio et dans un style proche de l'original les origines de cet univers fabuleux. Disponible en 3 volumes chez Gallimard (Folio SF).

07:41 Écrit par Fabrice Kauffmann | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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